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 08-05-2011 De Mons à Mons

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MessageSujet: 08-05-2011 De Mons à Mons   Mar 10 Mai 2011 - 15:34

De Mons à Mons, le 08.05.2011

Grand soleil au petit matin !
N’exagérons pas : il faisait beau et l’aube était oubliée depuis longtemps.
La place de Mons, la Grand’Place.
Presque déserte.
Adossé à l’Hôtel de Ville, le Singe du Grand’Garde nous attend, nous observe.
L’avez-vous, toutes et tous, salué ?
Lui avez-vous caressé la tête en faisant un vœu ?

Un seul établissement de boissons ouvert.
Les premiers arrivés en squattent la terrasse.
Une habitude.

JF nous distribue les T-shirts « Bam » et prend de nouvelles commandes.
Minis strip-teases.
Des corps d’athlètes se dévoilent, furtivement.
Les appareils mitraillent.
Des mains secourables se pressent pour aider les dames.
Qui dira que la galanterie se perd ?

Quelques bikers en Harley.
En route vers Sturgis ?
Échappés d’une Bd de Coyote ?
Un look d’enfer.
Du moins qui ne laisse pas indifférent.

Notre groupe enfle.
Nous sommes maintenant … voire même davantage.
Les cafés se font attendre.
Nous ne sommes pas vraiment pressés.
On salue Tonino, invité par Vincent.
Il vient juste de rater son permis.
Peu importe, il y aura d’autres sessions.
Dany est de retour, Louphyl a pu se libérer et Alpie nous a rejoints et …

« Ils étaient tous venus, ils étaient tous là … »
Sauf Giorgio Lofismodi … (*)

La fontaine chante.
Quelques pigeons, quelques chalands.
Des motos.

Départ.
Pseudo-escaliers de la Rue des Clercs, le pied du Beffroi, Sainte-Waudru, côté pile, côté face.
Nous laissons la ville.
La Chaussée Brunehault.
Longue, très longue, immense ligne droite.
Dos d’âne d’un passage à niveau incongru.
Priorités de droite.
Nombreuses, innombrables, à la pelle.
Les estafettes, à l’appel, à la peine.

La campagne.
Les prairies.
Haies d’aubépines, ombellifères.
Jaune des renoncules, des pissenlits, des tussilages.
Des saules têtards, des breuils de peupliers.
Route longue, rectiligne, étroite.

Nous croisons des ancêtres en balade.
Pas les pensionnaires d’une maison de retraite qu’on aère.
Des voitures.
Anciennes.
Anciennes ?
Quelques uns parmi nous avaient quinze ou vingt ans quand certains de ces modèles qu’on croise sont apparus sur le marché.
A y bien réfléchir, elles n’étaient pas si vieilles que cela, ces caisses.

Quelques sinuosités légères.
Pour éviter la monotonie.
Un château d’eau sur un sommet.
Un Charolais, mâtiné de Blanc-Bleu-Belge, culturiste viandeux alanguis dans l’herbe, semble surveiller son troupeau de bâtards et nous ignore.

Des Porsche.
Beaucoup de Porsche.
Une véritable Porscherie !
Un club en balade.
Autre style.
Au beau milieu d’une rare courbe, fermée, une de ces voitures, pleine gauche est à deux doigts d’emboutir l’homme de tête.
Incident vite oublié.

Enghien.
Passage sous un dôme d’arbres.
Demeures anciennes d’une vielle ville.
Pignons à la Flamandes.
Église gothique.
Un portail, le parc du château, le Vieux Marché.

La route de Grammont
Ruban d’asphalte, neuf.
L’envie d’essorer la poignée.
L’envie seulement.
Virolos souples et nombreux.
Allure modérée.

Un sens interdit.
Interdit pour les autres.
Rien ne nous arrête.
Surtout pas un sens interdit.
Route barrée.
Une marche, franchie au pas, sans encombre.
Charly, tout ému, en profite pour faire gazouiller fauvette.
Sorry, Charly, pour faire suer le monstre.
Sous un chœur de klaxons.

La butte de Grammont.
Quelques lacets.
Les images d’un pays plat sont gommées.
La Dendre.
La Grand’Place.
Une de plus.
Occupée par la brocante dominicale.

Manneken-Pis, dos au mur, fait déborder son urinoir.
Heureusement qu’il se trouve en contrebas du puits !
Souvenance vraisemblable d’un règlement militaire qui stipule que les feuillées doivent être creusées en aval d’un campement et non en amont.
Le café n’en est que meilleur.

Nous garons nos belles sur l’ancien Marché aux Bestiaux.
On ne le leur dit pas.
Elles pourraient s’en vexer !

Petit noir au « Groot Kaffee ».
Ce n’est pas la première fois que nous nous y arrêtons.
Entretien des zygomatiques.
Comme d’habitude.
On débloque.
Comme d’habitude.
En repoussant, comme chaque semaine, les frontières du rire et de la bonne humeur.
Comme d’habitude.

Le soleil est haut.
Un petit vent ne suffit pas à nous rafraîchir.
Trilles stridents des martinets.
Chemin pentu.
Il fait … chaud !

La route d’Oudenaarde.
Sinueuse à souhaits.
Des plateaux, des sommets.
Un ciel bleu, moucheté de blanc.
La vue porte loin.
Nous profitons des paysages, du plaisir de rouler, de rouler ensemble.

Descente vers « La Perle des Ardennes Flamandes ».
Dixit Wikipédia.
La perle, passe encore …
Mais que je sache, l’Ardenne et les Ardennes, ce n’est pas vraiment ici.
Voire même pas du tout.

Oudenaarde, dominée par son église Sainte-Walburge.
L’Escaut.
Le musée du cyclisme.
Une Volvo « Faema », estampillée « Époque du Cannibale ».
La trouée des Marchés.
La Grand’Place.
De Markt.
Quel dommage que ce bel ensemble architectural ne soit qu’un immense parking.

L’Hôtel de Ville.
Gothique, lui aussi.
Flamboyant.
Pas en flammes, flamboyant.

Casse-croûte au Caesar.
Presqu’un palace.
Une salle nous avait été réservée.
A l’arrière.
Pas par ostracisme.
Pour la tranquillité.

Les jolies serveuses s’affairent, s’activent.
S’adressent à nous en … Anglais.
Notre Néerlandais est-il donc si mauvais ?

Une table bleue, une rose.
On se partage.
Et les fleurs et le pain.
On s’envoie des vannes.
On étudie la carte.
Une paire de gants apparaît et disparaît.
Nouvelle coutume.
Vincent propose son biscuit à Dany.
Ce qui est diversement interprété.

Ambiance habituelle.
Vous y étiez.
Non ?
Alors vous savez ce que vous avez raté !
Trop tard pour les regrets, il fallait y être !

Photo de groupe au pied de la fontaine.
Quelques envies de plongeons.
Ou d’arrosages.
Envies seulement.
Difficilement réfrénées.
Et pourtant …

Retour vers Mons.
Changement de paysage.
Secteurs pavés.
Nombreux, longs.
Tempo adapté.
Un moulin sur une éminence, dans le lointain.
Relief plus accidenté.
Un secteur boisé.

Nous avons quitté la Flandre, comme nous y étions entrés, sans nous en apercevoir.
Une épingle à cheveux.
La descente vers Ellezelles.
Des pavés encore.
Les derniers ?

Nous obliquons vers Lahamaide.
Serpentons vers Oeudeghien, Mainvault et Ligne.
Une Chaussée Brunehault de plus, tout aussi rectiligne que sa jumelle du matin.
Blicquy, Ellignies-Sainte-Anne, Beloeil.

Nature en plein éveil, en plein éclat.
Des haies nous cachent des étangs, des demeures châtelaines.
Ou ne cachent rien.
Un autre moulin.
Un faisan.
Une couple de lièvres.
La route.

Des pavés, encore et toujours, nous conduisent à Neufmaisons.
Les champs, nus, jusqu’à Herchies.
Plaine sans relief, sans joie.
Ponctuée de deux énormes censes, plantées au milieu de nulle part.
Un carrefour, trois arbres et une mare.

Dernier coup de reins.
Erbisoeul et son étang.
Des casse-vitesse.
Bien inutiles.

Nous ne terminerons pas la balade en revenant à notre point de départ, à Mons.
A cette heure et au vu de la météo, il aurait fallu un chausse-pied et de la vaseline pour y trouver une place libre dans une brasserie.
Dernière halte pour un dernier verre sur une terrasse dans un bistrot en lisière du Bois d’Hanon.

« Au Bois d’Hanon …
Y a des petites fleurs
Y a des petites fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur
»
aurait pu chanter Brassens.

Mais l’ami Georges n’était pas motard.
Nobody’s perfect !

On ne peut terminer sans évoquer, une fois de plus, et ce n’est pas une figure rhétorique, le travail fantastique effectué par nos estafettes.
C’était aujourd’hui la Fête des Mères, ils ont été à la fête.
Rarement, je crois, ils ont autant payé de leur personne.
Un grand coup de phare à nos anges gardiens.
Casque bas !

Fin d’une balade.
Hélas, pas de routes défoncées ou dangereuses.
Pas d’allure démentiellement rapide.
Pas de motards ivres de bière.
Un seul clan : celui de la bonne humeur, le nôtre.
C’est là toute notre prétention.
A quand la prochaine ?


(*) : Non, je n’ai pas honte !
Je devrais ?
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